Devenir minimaliste : le désencombrement

Toute notre vie, nous remplissons peu à peu notre maison de trucs. Pendant 10 ans, 20 ans, 30 ans, on ne fait qu’accumuler. Personne n’est capable de dire exactement le nombre d’objets qu’il possède chez lui (un ménage moyen aux États-Unis en posséderait environ 300 000). La majorité de ces objets ne servent même pas chaque jour, voire chaque semaine.

La case départ, pour quelqu’un qui veut adhérer à un mode de vie minimaliste, est le désencombrement.

FaiRE aller Ses méninges

Promenez-vous dans votre maison, prenez un objet inutilisé depuis longtemps et observez-le. Posez-vous la question suivante:  quand ai-je eu vraiment besoin de cet objet? Si cela fait longtemps, pourquoi le garde-t-on? Pensez-y sérieusement!

La réponse « au cas où » est la principale raison pour laquelle on se retrouve encore et toujours avec beaucoup trop d’objets chez soi, même après avoir fait un grand ménage. Si l’on remplit sa garde-robe d’« au cas où », son garde-manger d’« au cas où », son garage d’« au cas où », on vit dans l’insécurité, dans un cercle vicieux qui nous fait consommer davantage. J’aime bien le truc des « minimalists », le « 20/20 » : si l’on peut s’en acheter un autre pour 20 $ à moins de 20 minutes de chez soi, on peut s’en débarrasser.

Il y a aussi la réponse : « Il vaut cher, ce truc, je ne donne pas ça! ». Alors on le vend (avant de finir par les donner). Il y a tellement de sites, de groupes sur Facebook, de forums et d’applications qui peuvent nous aider à vendre ces objets. De toute façon, à partir du moment que l’on achète une chose et qu’on la déballe, elle vaut déjà moins cher. Au fond, si l’on ne l’utilise pas, même si l’on a payé 350 $, aujourd’hui elle n’en vaut peut-être que 100 $ sur Ebay. Elle n’en vaudra sûrement pas davantage à la laisser dans la garde-robe prendre la poussière. Personnellement, j’ai donné beaucoup à mes amis, leur demandant s’ils en avaient besoin. Ça me fait encore plus plaisir de donner un objet à quelqu’un qui va l’utiliser.

Vous rétorquez : «C’est ma grand-mère décédée qui me l’a donné! » Vous êtes trop sentimental pour vous en débarrasser? D’accord, vous n’êtes pas encore prêt… Faites une boîte que vous étiquetterez « Penses-y » et mettez-y tout ce qui est trop difficile à se débarrasser (lié à trop d’émotions). Placez cette boîte dans un garage ou une garde-robe pendant trois mois. Nous y reviendrons.

Se Débarrasser

Vous avez compris : se débarrasser des choses inutiles autour de soi, c’est l’essence du minimalisme. On commence par le désencombrement physique des objets de la maison. Lorsque votre espace sera bien géré, vous pourrez passer à autre chose. Pour commencer, vous gagnerez du temps : posséder beaucoup de biens demande beaucoup de temps pour s’en occuper. En désencombrant son environnement, on devient moins stressé, moins préoccupé et moins frustré. On se sent plus léger, plus libre, plus productif et efficace.

En désencombrant mon petit appartement, j’ai réussi à me débarrasser de 12 grosses boîtes et 29 gros sacs pleins. Je ne manque de rien et j’ai plus de place (et de temps) pour vivre. Je trouve encore souvent des trucs à me débarrasser : je garde toujours une boîte « à donner » pas trop loin. C’est un mode de vie évolutif, le minimaliste. On peut toujours faire mieux.

Ne rapportez plus de gogosses

Ce n’est pas tout à fait de votre faute si vous remplissez votre maison de trucs inutiles. On nous fait croire tous les jours que ces objets sont essentiels à notre vie que ce soit à la télévision, sur internet, sur un panneau publicitaire, dans les toilettes, un journal, etc. On nous facilite même la tâche : on construit davantage de centres commerciaux, toujours plus proches de chez soi pour pouvoir y aller plus souvent.

Rapporter la dernière bébelle « Willy Waller », des sacs pleins de vêtements quand on n’a besoin que d’une chemise, acheter une nouvelle lampe parce qu’on « l’a pogné à rabais » dans un marché aux puces, ce ne sont pas des besoins. Peu importe d’où la gogosse vient, c’est de savoir où elle va se retrouver chez vous qui devient le problème. Peut-être qu’on ne peut pas contrôler toutes ces publicités envahissantes autour de nous, mais on peut certainement faire des choix de consommation et maîtriser nos actions. Devenir minimaliste c’est aussi avoir un nouveau regard sur la consommation d’aujourd’hui: reprendre le pouvoir de dépenser son argent seulement au besoin et devenir ainsi plus riche.

C’est simple, de mon côté, je ne magasine plus. Quand j’ai réellement besoin de quelque chose, je vais seulement à l’endroit où se vend le produit et c’est tout.

Essayez donc

Se débarrasser de ces choses n’est que la première étape à franchir pour ressentir les bienfaits du minimalisme. C’est une étape qui paraît lourde à faire, mais c’est la plus libératrice. N’ayez pas peur d’essayer de nouvelles avenues. De toutes ces choses que j’ai données ou vendues, je n’en ai regretté aucune.

 

Références
Becoming Minimalist
The Minimalists

One thought on “Devenir minimaliste : le désencombrement

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *