Objectif Zéro en un an (décembre 2016- décembre 2017)

Voici mon bilan de réduction d’objets et de déchets pour l’année qui a débuté le 1er décembre 2016. J’avais décidé de ne pas attendre le jour de l’an 2017 pour prendre les bonnes résolutions… C’est aussi un récapitulatif des points forts et des points faibles de ces douze mois, question d’apprendre de nos erreurs et peut-être épargner du temps à d’autres personnes.

Ma poubelle

Je me suis d’abord débarrassé de ma GROSSE poubelle, nettoyée et apportée chez Renaissance, puis remplacé par ma petite poubelle de salle de bain que je possédais déjà. C’est maintenant la SEULE poubelle de la maison.  J’ai décidé de la remplir le moins possible, de trouver des solutions pour générer moins de déchets.

En avril, j’ai eu un accident digne d’Hollywood. Je me suis fait une profonde coupure au pied droit, tout près du talon d’Achille (Dieu merci, je marche toujours!).  J’ai dû bourrer la poubelle de déchets médicaux (photo à gauche) et la jeter en mai 2017. Ensuite, en stationnant mon vélo surement au pire endroit à Montréal (derrière chez moi) j’ai réussi à attraper une réaction à l’herbe à puces que les médecins n’avaient jamais vue de leur vie (Je vous épargne les détails visuels). J’ai donc produit des déchets médicaux pendant un autre six mois… Je m’excuse déjà à mère Nature d’avoir enfouis dans son environnement : de mon sang, plusieurs compresses, rubans, broches, bandes adhésives … et quelques sacs de chips (consolation quand les temps sont durs !)

Il ne faut pas oublier que le recyclage et le compost, font aussi partie intégrale de nos déchets. J’ai dû recycler beaucoup de bacs,  mais beaucoup moins qu’avant : je suis passée d’un bac par semaine à un bac par mois et demi environ. J’ai aussi un bac pour remiser les plastiques no. 06 pour ensuite les porter à l’écocentre LaSalle ou Saint-Laurent  (Ils sont les seules à les récupérer à Montréal). Pour le compost, on en fait plus qu’avant, ce qui remplace l’ajout de déchet organique dans une poubelle « régulière ». Je crois que cette année j’ai considérablement diminué le gaspillage alimentaire dans ma maison.

Je suis loin d’être proche du ZÉRO déchet. Il ne faut pas oublier que l’objectif de ce mode de vie est de tendre vers le zéro déchet. Morale de cette histoire : le plus important ce n’est pas d’avoir la plus petite poubelle, mais bien de réduire son empreinte écologique, un petit geste à la fois.

Mes points forts

Bye Bye les objets superflus

Dès décembre 2016, en plein hiver,  j’ai débuté avec mon ménage de printemps. J’ai décidé de vider chez moi et de donner au prochain. Je me suis donc défait de plusieurs objets farfelus, vendus ceux encore utiles et gardé assez d’objets essentiels pour être heureuse chez moi. Je peux dire qu’un an après je suis quand même fière de la transformation de chez moi. Je crois que je peux encore faire mieux mais le gros du boulot est fait.

J’ai fait un grand ménage numérique. J’ai numérisé mes photos, plusieurs de mes films en plusieurs formats ainsi que toutes mes CD. C’est beaucoup plus facile d’accéder aux médias par ordinateur et ça prend moins de place. J’ai donné/vendu la majorité de mes films et CD. J’ai conservé certaines photos car je songe faire un collage pour la transformation d’un meuble (#réutilisation).

Zéro déchet niveau intermédiaire

Peu de temps après, je suis passé en mode zéro déchet plus agressif et j’ai tout de suite compris qu’il fallait être organisée. J’ai installé un tableau dans ma cuisine. Il est devenu notre outil principal de notre épicerie hebdomadaire. Je me suis acheté d’autres outils pour mieux gérer mon quotidien zéro déchet, dont un kit de transport et une bouteille en inox. J’ai beaucoup voyagé pour mon travail. Je me suis donc procuré un kit pour voyage léger composé d’une brosse à dents en bambou, un déodorant dans un pot consigné, un savon Lush pour cheveux et corps, un petit pot de bicarbonate de soude et une crème hydratante maison. J’utilise toujours ma brosse en poil de bison que je possédais déjà. J’ai aussi quelques sacs en tissus et des emballages en cire d’abeille facilement transportables pour toute sorte d’achats. En fin de compte, quelques petits achats bien pensés ont permis une meilleure organisation des courses de la semaine et de mes voyages. Je considère que ce sont des réussites. Pensez petit, léger et efficace.

Je n’ai plus peur de demander à un restaurateur de ne pas emballer mes trucs à emporter et d’imposer mes contenants. Je n’ai plus honte de dire au marchand que c’est inutile d’emballer des fruits et légumes. Je prends davantage mes décisions d’achat basées sur des valeurs qui privilégient les achats locaux et durables que monétaires.

DIY

Je ne suis pas une bonne couturière, mais j’ai réussi à réparer quelques petits objets au lieux d’en acheter d’autres, comme ma chaise de travail décousues.

 

J’ai appris à faire du bon ketchup et de la bonne sauce piquante en grande quantité, comme si j’avais une famille de quinze enfants, mais bon j’en ai donné à presque tous mes amis.

Je me suis mise à trouver une utilité aux objets qui traînaient sur le bord de la rue le 1 juillet et je me suis créé un jardin urbain sur ma petite galerie arrière.

 

Mes points faibles

La fameuse boîte

J’ai toujours ma boite à “Pensez-y” dans ma garde-robe où elle accumule la poussière.  Je m’étais donné 3 mois, 6mois, 8mois (argh) et je n’ai pas pris le temps de l’ouvrir depuis. Je crois que j’ai peur de le faire (#aveu). Je compte m’y replonger dès l’hiver 2018. Il me reste d’ailleurs quelques objets dans cette boîte à remettre en question, à revoir leur utilité après un an.

Vroum vroum vroum

J’ai dû, pour des raisons de travail, voyager beaucoup en voiture. Mon empreinte carbone est mon plus gros déchet cette année. Je devrais éventuellement remplacer ma vieille Pontiac 2008 par au moins une automobile hybride. Il est encore difficile, dans certains villages où je vais, d’accéder à des bornes électriques.

Lorsque je voyage j’apporte mes équipements zéro déchet. Je suis très « show off » : j’essaie d’influencer et d’apporter conseils aux gens que je rencontre. Je pose des questions de touriste au premier abord, puis je demande des trucs écolos : je m’informe sur la politique de recyclage de l’hôtel, pourquoi on n’utiliserait pas de vraies assiettes au lieu de styromousse, etc.  Aussi, je n’utilise jamais les « cadeaux » dans les hôtels (les savons emballés, shampoing, crème, revitalisant, etc.) Si au moins mes voyages pouvaient servir à influencer d’autres personnes à diminuer leur empreinte…

DIY échec

Je n’ai pas réussi à me fabriquer un déodorant que j’aimais vraiment. Je n’abandonne pas l’idée, mais je dois avouer qu’après 3 échecs, j’ai décidé de prendre une petite pause. J’achète celui aux agrumes de la savonnerie des Diligences qui est dans un petit pot Mason en vitre.

La seule tomate de mon jardin urbain était moche. Ce n’est pas grave : je l’ai aimé et mangé quand même.

Les prochaines étapes 

J’ai envie d’offrir plus de contenu visuel et audiovisuel sur ce blog. Soyez à l’affût, car il y aura plus de contenu vidéo. Je suis beaucoup plus productive en vidéo !

J’ai envie d’entrer dans le monde du « dumpster diving », du glanage urbain, pour tenter l’expérience au moins une fois ou pour faire une enquête sur le sujet. Il faut oser vivre les choses pour mieux les comprendre.

J’envisage des solutions plus concrètes pour réduire le gaspillage alimentaire. Il a le zéro déchet, mais c’est à la source qu’il faut penser réduire.

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